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18/11/2057

 

Le jour était venu. De toute la semaine, Thomas n’étais pas sorti une seule fois. ses placards regorgeaient de provisions mais il n’avait qu’une chose en tête.
Comment allait-il faire ?
Qu’allait-il faire ?
Quelle route allait-il suivre ?
Le délai touchait à sa fin et il ne savais toujours pas quoi faire. il avait téléphoné à l’université pour prévenir de son absence (vive la gastro-entérite !), puis il avait rassemblé toute sa documentation.
Mais il ne savait toujours pas quoi faire. Les documents papiers étaient rangés dans leurs chemises sur la table. L’ordinateur allumé montrait que ses documents informatiques étaient rassemblés en un fichier unique. Sa liaison internet était active. il avait le choix entre deux touches désormais. Effacer ou envoyer. Deux touches pour deux destins, et aucun ne lui plaisaient vraiment.


Envoyer ? Rejeter l’offre des deux inconnus. et perdre tout avenir, et peut être la vie. Quand on peut faire exploser une usine à 500 kilomètres d’altitude, on peut tout faire...


Effacer ? Accepter l’offre. Avoir la carrière de ses rêves. Mais la bâtir sur un renoncement. Une dérobade, une dissimulation, donc un mensonge. tout ce qu’il s’était promis d’éviter.


Il souria légèrement. L’offre de la jeune femme ressemblait de plus en plus à un pacte avec le diable. Quand celui ci vous fait payer au prix fort quelque chose que vous désirez, et que vous pouvez avoir facilement pour rien si vous réfléchissez bien...
Facilement...
Ce mot trotta dans sa tête. Il sentait que l’idée pouvait jaillir de ce mot, mais il lui manquait encore un élément essentiel. Thomas était énervé par cette situation. Son avenir allait se jouer dans quelques instants et à l’instant crucial, il ne savait toujours pas quoi faire.
Un instant, il fut tenté par un pari, un pile ou face. Quand on ne possède pas assez d’arguments pour trancher, le hasard faisait aussi bien l’affaire. Mais il y renonça. Laisser à l’arbitraire un tel choix... Il faudrait être idiot ou vraiment désespéré pour en arriver la.
Faute de mieux, il rouvrit le dossier papier, et en extraya la photo de l’homme qui le mettait dans un tel état.
Qu’avait donc dit Catherine ? Que même maintenant, ses actes les influençaient.


Un homme mort depuis 47 ans était maître de son avenir. Thomas se concentra sur cet état de fait, et il sut.
Thomas savait maintenant de façon claire et certaine quelle décision il devait prendre.
Quand “Musclor” vint à l’heure dite, il donna sa réponse. Elle tint en un mot unique qui changea sa vie à jamais.


Et Thomas Master, de ce jour, ne donna plus signe de vie à quiconque.

 


FIN DE L’EPISODE